Une conversation avec Greger Ulf Nilson


Né en 1961 à Stockholm, Suède, Greger Ulf Nilson est directeur artistique, graphiste et curateur. En 1998, il a organisé l’exposition monstre « Under / Exposed » présentant plus de 500 photographies dans le métro de Stockholm. Lauréat de dizaines de prix, il a notamment réalisé From back Home d’Anders Petersen et JH Engström, lauréat du prix du livre de l’année à Arles en 2009 et City Diary d’Anders Petersen, vainqueur du prix Paris Photo-Aperture Foundation en 2012.

Concepteur de plus de 80 livres de photographie, fidèle dans ses collaborations avec des auteurs tels qu'Anders Petersen, Lars Tunbjörk ou Gerry Johansson, Greger Ulf Nilson est un acteur et un témoin de premier plan du livre de photographie contemporain. Il revient ici sur son parcours, sur l'importance du storytelling et sur son engagement pour faire (re)connaître les photographes suédois à l'étranger. Après une visite de l'exposition « Dust » et un passage incontournable par la librairie, conversation à Paris, à la terrasse du Bal.


Il y a quelques années, je parlais avec les graphistes Sybren Kuiper [SYB], Jeroen Kummer et Arthur Herrman [Kummer & Herrman]. Quand je leur ai demandé en quoi consistait leur travail, les trois m’ont répondu : « du storytelling ». Serais-tu d’accord avec cette définition de ton activité ?

Si on parle de concevoir des livres de photographie, oui bien sûr, je dirai de même. Et je suis heureux de leur réponse car je pense que ce dont il s’agit de plus en plus est l’editing, la manière d’organiser les images pour ne pas faire un simple portfolio. On voit beaucoup de livres qui sont des portfolios. Mais je pense qu’ils n’atteignent pas à l’idée de ce qu’est un livre. Et un livre est une question de storytelling pour moi. Je suis donc totalement d’accord. Bien entendu, le livre est aussi un objet physique et il est important de penser à son aspect tactile.


Comme tu me le disais avant qu’on commence cet entretien, tu as commencé par le dessin. Puis, depuis le début des années 1980, tu es directeur artistique et graphiste…

Oui. Il n'y a sans doute rien d'étonant là-dedans, tous les enfants dessinent. Beaucoup s'arrêtent, moi j'ai continué. C'est la matière qui m'intéressait à l'école et qui m'a permis de montrer quelque chose pour obtenir un travail.


Ce n’est que dix ans plus tard que tu as commencé à concevoir des livres de photographie. Qu’est-ce qui t’as conduit à ce domaine ?

[…]


Cet entretien a été repris dans mon livre Conversations 2 où vous le trouverez dans son intégralité.

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